Des rituels immuables
Il y a pour moi des rituels immuables : la descente de l'avion vers l'archipel où je cherche à reconnaître chaque banc de sable depuis le hublot, l'impatience de revoir le turquoise de l'eau, de sentir le giroflier, le poivre et la vanille, de toucher le sable fin, de goûter les produits de la mer et de revoir mes amis de Zanzibar.
Les gestes du départ
Les gestes sont toujours les mêmes. J'ai enfoui mes euros au fond de mon bagage à main et les ai troqués contre des shillings et des dollars, remis la puce Zantel dans mon vieux téléphone et reçu des SMS qui datent d'un an, annoté mon planning de la semaine, relu les points de détail que je dois vérifier.
Le vol, par Addis-Abeba
Le vol a été long, comme d'habitude. Ethiopian est fière d'avoir mis en service il y a trois mois son Boeing 787 Dreamliner entre Paris et Addis-Abeba. Le vol Paris Addis a été confortable, les quatre heures d'attente à Addis interminables, et lors du deuxième vol je bouillais d'excitation.
À l'arrivée, tout a encore changé
À mon arrivée, je trouve comme d'habitude tout changé : le nouveau terminal de l'aéroport est à nouveau en construction, on paye désormais son visa en carte bleue, mais la livraison des bagages se fait toujours à la main.
Vingt minutes après, déjà en ville
Accueil de mon équipe locale à l'aéroport, route rapide vers la vieille ville, installation dans un petit hôtel qui sent cette odeur que je retrouve partout à Zanzibar et nulle part ailleurs. C'est, avec celle de la poussière de la ville après la pluie, l'une de mes odeurs préférées. Douche, troc de ma tenue de voyage contre un bermuda, une chemise en lin et une paire de tongs. Vingt minutes seulement après mon arrivée à l'hôtel, je suis en ville.
Les formalités évoluent. Consultez notre chapitre du guide pour l'information à jour.
Écrit par Frédéric, .
Ce que ce carnet apprend de la destination
Ce carnet illustre un trait que nous observons depuis longtemps à Zanzibar : la destination change vite, y compris pour ceux qui la connaissent par cœur. En 2014, Frédéric découvrait un nouveau terminal en travaux et un paiement du visa par carte bleue, du jamais-vu lors de ses voyages précédents. Ce qui reste vrai aujourd'hui, c'est que l'acheminement se fait presque toujours avec une escale, souvent à Addis-Abeba, et que l'arrivée à Zanzibar garde ce contraste immédiat entre la fraîcheur de l'avion et la chaleur moite de l'archipel. Ce qui a changé depuis : le matériel des compagnies, les modalités de paiement du visa et les infrastructures aéroportuaires évoluent régulièrement, si bien que le détail pratique de ce récit ne doit pas être pris pour argent comptant. Pour un départ aujourd'hui, retenez l'esprit du voyage, le rythme des escales et l'excitation de l'arrivée, mais vérifiez systématiquement les compagnies desservant Zanzibar et les formalités de visa en vigueur avant de réserver.
Analyse rédigée par l'agence, à distinguer du récit ci-dessus.
Pour aller plus loin
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